Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Mais récemment l’administration Trump a fait un virage de 180 degrés pour annoncer que l’avenir politique du président Bachar al-Assad devrait être déterminé par le peuple syrien.
Ces derniers jours, les médias ont beaucoup parlé d’un accord conclu en coulisse entre les États-Unis et la Russie, portant sur diverses questions dont l’avenir politique du président al-Assad et l’« influence iranienne » en Syrie. Cependant, James Franklin Jeffrey, représentant spécial des États-Unis pour la Syrie, a démenti mardi la conclusion d’un tel accord. Par ailleurs, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que Moscou n’a jamais signé un accord avec Washington au sujet de la « présence iranienne » en Syrie et il a demandé aux médias d’être plus attentifs à la diffusion de leurs informations.
En réalité, après l’échec total du plan des États-Unis pour renverser le gouvernement du président al-Assad, Washington a tout fait pour empêcher que l’on accède à une solution politique à la crise. Mais aujourd’hui, face au renforcement de l’axe de la Résistance et face aux victoires successives de l’armée syrienne et alliés, l’administration Trump a fini par accepter la réalité : il est impossible pour Washington de renverser al-Assad. Washington se concentre donc désormais sur son objectif ultime : assurer à tout prix la sécurité du régime israélien en essayant d’écarter la présence iranienne en Syrie.
Et certains observateurs estiment que les Américains négocient effectivement en ce moment avec Moscou au sujet de la présence iranienne en Syrie.
L’idée d’une présence durable de l’Iran en Syrie pourrait réellement faire peur au régime israélien et elle pourrait expliquer les nombreuses attaques aériennes d’Israël contre la Syrie ces derniers jours.
Les États-Unis ont hâte d’arriver à un résultat depuis que l’armée syrienne est entrée dans les zones sud du gouvernorat d’Idlib et depuis également la libération du village stratégique d’al-Qassabiyeh qui a été pendant longtemps une base des groupes terroristes pour tirer des missiles contre les localités du nord de Hama. En effet, la libération de ce village était un prélude pour que l’armée syrienne libère Kfar Naboudah, en l’absence de toute négociation entre Moscou et Ankara au sujet de la prolongation du cessez-le-feu dans la banlieue d’Idlib. C’est dans ce contexte que les États-Unis ont décidé d’accélérer leurs efforts diplomatiques avant que leur position en Syrie ne s’affaiblisse par le cours des événements sur le terrain.
Dans ce sens, les récents tweets du président des Trump, pour critiquer à la fois la Syrie, la Russie et l’Iran, témoignent de la vive inquiétude de la Maison-Blanche. Damas, Moscou et Téhéran ont réagi aux tweets de Trump et ont annoncé que les attaques des terroristes depuis Idlib étaient inadmissibles et qu’il était nécessaire qu’une opération soit menée afin de détruire les sites de lancement de missiles conte les zones civiles.
Fin/229
5 juin 2019 - 16:46
Code d'info: 947319
Durant les huit dernières années, Washington a toujours rejeté toute solution politique à la crise syrienne qui exclurait le départ du président Bachar al-Assad.